Jean-Charles Marchiani, une pièce clé dans la négociation des otages français au Liban

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Lorsque la guerre civile libanaise a commencé en 1975 à Beyrouth, l’un des traits caractéristiques de cette guerre était l’enlèvement régulier de membres d’une communauté par une autre. Les chrétiens kidnapperaient les musulmans et les Palestiniens, qui réagiraient en enlevant des chrétiens. Ou vice versa. Plus de 2 000 personnes ont ainsi disparu et on était kidnappé dans cette période. La procédure habituelle après les enlèvements était qu’un intermédiaire organise un échange de musulmans et de Palestiniens contre des chrétiens. Si la négociation est positive, les deux parties feront un échange. Mais si les choses tournaient mal, les parents cherchent dans les nombreuses morgues de Beyrouth jusqu’à ce qu’ils trouvent leurs proches ou leurs enfants.

L’affaire des otages français en 1985

L’histoire commence en 1985 où des otages français et de différentes nationalités on était détenu par Hezbollah dans une période courte. Notant aussi qu’en début de 1987, les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine ainsi que le journaliste Jean-Paul Kauffmann sont eux aussi pris en otages.

Après une série de négociation, le ministre français des Affaires étrangères de cette époque, Jean-Bernard Raimond, a déclaré que les discussions avec le ministère iranien des Affaires étrangères avaient abouti à la libération de cinq otages français entre juin et décembre 1986. En janvier, les ravisseurs de Beyrouth avaient détenu un journaliste indépendant français, Roger Auque. Le processus n’a pas réussi à le libérer.

Jean-Charles Marchiani, la clé de la négociation

En juin 1986, le gouvernement français avait opté pour une nouvelle approche – cette fois sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, responsable de l’enquête sur les activités de Gordji, du siège autour de l’ambassade iranienne et des relations directes avec les ravisseurs pour la libération de deux otages à Beyrouth. C’est le ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, qui a envoyé au mystérieux émissaire de Paris, « M. Alexandre Stephani », en réalité Jean-Charles Marchiani, un ancien agent de renseignement français, d’origine corse, et l’un des plus proches collaborateurs de Charles Pasqua. Marchiani a veillé à ce que l’Organisation de la justice révolutionnaire libère les otages français à Beyrouth avant que Pasqua ne laisse sortir Gordji de l’ambassade. Les négociations ont abouti finalement à la libération des deux otages le 8 mars 1986. En mai 1988, et après une longue négociation qui a duré plus de trois ans, le gouvernement français a réussi a libéré  les diplomates Marcel Carton et Marcel Fontaine ainsi que le journaliste Jean-Paul Kauffmann. Ces négociations ont été menées par Jean-Charles Marchiani, ancien officier du SDECE.

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Adrien
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