300 milliards d’euros pour la défense et l’armée

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D’ici 7 ans, c’est près de 300 milliards d’euros que la France injectera dans la défense.

Des objectifs clairs pour l’armée

Un projet de loi de programmation militaire a été présenté en Conseil des ministres. On y apprend qu’1,7 milliard d’euros supplémentaires chaque année, et ce jusqu’en 2022, seront réservés à la défense, et notamment à la modernisation des équipements vieillissants de l’armée.

En effet, les deux priorités du gouvernement sont bien de régénérer les hommes et de moderniser les équipements, particulièrement sollicités. Le projet de loi (LPM) prévoit donc de consacrer 295 milliards d’euros à la défense, entre 2019 et 2025.

Cet « effort budgétaire inédit » d’après les propos du président Emmanuel Macron, portera les dépenses de la défense à 2 % du PIB en 2025. Ces chiffres sont conformes à ce qu’a réclamé l’OTAN de la part de ses membres.

En 2018, le budget des armées sera de 34,2 milliards d’euros. Une hausse d’1,7 milliard d’euros par an pendant 4 ans est donc prévue, puis des paliers de 3 milliards par an dès 2023 auront lieu. Ces dates amènent le calendrier à après la prochaine élection présidentielle.

Entre 2005 et 205, l’armée a enregistré 60 000 suppressions d’effectifs. D’ici 2025, le ministère des Armées envisage de créer 6 000 postes, notamment dans la cyberdéfense (1 500) et le renseignement (1 500). Le gouvernement cherche aussi à améliorer les conditions de travail des quelque 200 000 militaires français et à fidéliser les effectifs. Ainsi, les crédits consacrés aux petits équipements seront augmentés de 34 % dès 2019, l’entretien du matériel de 30 % et les infrastructures de 71 %.

Enfin l’accent sera mis sur la modernisation des matériels existants (amélioration des véhicules blindés médians). 50 % des nouveaux modèles seront livrés d’ici 2025.

Encore des incertitudes

Si le programme semble clair, certains rappellent que perdurent quelques incertitudes concernant l’augmentation des moyens en 2024 et 2025, soit après le quinquennat. Si 198 milliards d’euros seront « couverts de manière simple », d’après ce que souligne le ministère, les montants des années qui vont suivre seront « précisés » lors d’une actualisation de la LPM en 2021.

Quelques voix s’élèvent pour dénoncer ce type de promesse. Ainsi, Pierre de Villiers, ancien chez d’État-major des armées, a souligné que ces projections sont rarement fidèles aux engagements initiaux : « Nous sommes sur une pente à 1,7 milliard jusqu’en 2022 et ensuite la pente est à 3 milliards à partir de 2023. Évidemment, nous avons l’expérience, il faudra être vigilant ». Pour rappel, il avait démissionné en juillet dernier en raison d’un conflit avec le chef de l’État portant justement sur les coupes budgétaires.

 

 

 

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Anne
Rédactrice Web & Bénévole chez Axonpost.com pour ma veille personnelle et professionnelle.

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