Achat immobilier : attention aux nuisances sonores !

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Acquérir un bien immobilier est le projet d’une vie, et l’acheteur doit être attentif à tous les défauts susceptibles de gâcher l’euphorie de devenir propriétaire. Parmi les inconvénients qui peuvent apparaître rapidement après l’occupation du logement, figurent les nuisances sonores.

Ces désagréments, provenant de bruits intérieurs ou extérieurs, peuvent vite tourner au cauchemar pour les habitants, selon l’intensité des décibels ressentis dans la maison.

De ce fait, il est important de suivre certaines règles, avant de se lancer dans un achat immobilier, pour éviter de se faire piéger. Alors, quelles sont les sources possibles auxquelles il faut faire attention ? Quelles solutions pour lutter contre le bruit ? Qu’en-est-il de l’isolation phonique ? Des réponses à toutes ces questions, dans cet article.

Quelles sont les sources possibles de nuisances sonores ?

Les bruits peuvent avoir diverses origines, qui sont soit intérieures soit extérieures au logement. Les solutions contre le bruit dépendent fortement de la nature de celui-ci, ainsi que de sa provenance.

Les sources de bruit extérieures proviennent des arrêts de bus ou de métro qui se trouveraient à proximité du logement, d’une voie ferrée, d’une grande route, d’un aéroport, ou de certains cafés et restaurants aux horaires tardifs.

Il est également possible d’entendre le bruit du roulement d’un panneau publicitaire électrique, ou du raffut de personnes qui passent dans la rue, notamment pendant les périodes de vacances.

Le bruit peut aussi avoir des origines intérieures à la maison, comme une vieille chaudière qui vrombit, un compresseur, un lave-linge dans une pièce ouverte, ou autres machines bruyantes. Cela peut être aussi des bruits de pas à l’étage, des pieds de chaise qui grincent, ou des portes qui claquent.

L’épaisseur des murs, du plancher et des plafonds est aussi un élément clé à prendre en considération lors de l’achat d’un bien immobilier. C’est un facteur déterminant dans la perception des bruits à l’intérieur.

Les principales catégories de bruits

Le bruit peut être aérien ou d’impact, le cheminement n’est pas le même pour parvenir jusqu’aux oreilles des habitants.

On parle bruit aérien quand il s’agit par exemple d’une conversation à l’intérieur de la maison, ou du passage d’une voiture à l’extérieur. Ce type de bruit est d’abord émis dans l’air pour ensuite être transmis à travers le matériau qui constitue les cloisons des murs ou des planchers, ainsi qu’à travers les vides d’air comme les fissures ou les gaines techniques.

Quant au bruit d’impact, il concerne par exemple l’impact de la grêle sur le toit, ou alors un marteau piqueur dans la rue. Ce type de bruit est acheminé directement dans la structure de la bâtisse, il passe à travers les parois qui le transmettent par choc direct et par vibrations. Le cheminement du bruit d’impact se fait par les murs, les planchers, ainsi que les tuyaux.

Comment vérifier si une maison est soumise aux nuisances sonores ou non ?

Pour éviter le piège des nuisances sonores, souvent perçues après l’achat et l’occupation réelle du logement, il est important de suivre quelques conseils simples.

La première chose à laquelle il faut penser, est de demander à l’agent immobilier si le quartier comprend des nuisances sonores particulières. Ensuite, il faut penser à revenir sur les lieux tard le soir, ou pendant la nuit, afin de mieux se rendre compte des bruits nocturnes, s’il y en a.

Lors des visites, il est tout à fait possible de se rendre compte du manque d’isolation phonique. Pour cela, il est conseillé d’effectuer plusieurs visites à des moments différents de la journée. Ces visites sont souvent l’occasion de récolter des informations sur le logement, en discutant par exemple avec des voisins, sur l’environnement et le quartier de la maison.

Grâce à ces visites, le futur acheteur peut déceler les activités sonores, comme une cour d’école, un stade, une station de bus, un bar, une boulangerie qui commence très tôt le matin.

Quels sont les indices qui prouvent une mauvaise isolation phonique ?

Il existe certains indicateurs infaillibles sur une isolation acoustique inefficace ou inexistante. Il est ainsi judicieux de vérifier si les menuiseries disposent d’un double, ou d’un triple vitrage, et si le logement est conforme aux réglementations acoustiques en vigueur. Pour cela, il faut s’informer sur l’épaisseur des murs et sur l’isolation qui est déjà mise en place.

L’année de construction est un autre indice fiable, puisque la réglementation d’isolation phonique date de 1970. Il y a donc peu de chances que les logements construits avant cette date obéissent aux obligations des normes requises.

L’isolation phonique est aussi intimement liée à la nature des matériaux utilisés dans la construction de la maison, comme le revêtement du sol ou le parquet. Enfin, les plans de disposition des appartements de l’immeuble peuvent être de bons indicateurs sur la proximité des pièces de la maison avec les ascenseurs ou les sanitaires des voisins par exemple.

Améliorer l’isolation phonique d’une habitation

L’amélioration de l’isolation acoustique d’une maison permet de limiter les bruits du voisinage et de la rue, quand l’achat est déjà effectué et qu’il est trop tard pour vérifier l’existence de nuisances sonores.

Au départ, il est possible de faire diagnostiquer le niveau sonore de la maison par un acousticien, ou simplement à l’aide d’une application mobile. Une étude professionnelle est assez coûteuse, mais elle permet d’identifier avec précision la source du bruit, son intensité, son cheminement, ainsi que et les parois les plus faibles.

Il s’agit lors de ce diagnostic de répondre à certaines questions, comme la nature des bruits, leur origine, leur intensité, la nature des parois existantes, et ensuite de choisir la solution la plus adaptée.

En répondant à ces questions, il y a plus de chances de trouver la meilleure solution d’isolation phonique adaptée au bruit auquel est exposée la maison.

A l’issue du diagnostic, la solution la plus simple consiste à faire appel à une entreprisespécialiste de l’isolation, ou à la pose d’un produit isolant aux endroits vulnérables. Les principales astuces pouvant être adoptées sont :

  • Installer un placard le long du mur de la chambre, pour isoler phoniquement la pièce, et en même temps offrir un espace de rangement
  • Remplacer le revêtement du sol par une moquette ou poser des tapis, pour atténuer les bruits
  • Remplacer les vitrages des fenêtres par du verre feuilleté avec un film polyvinyle, pour limiter les bruits de la rue, et diminuer de moitié leur perception.
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Adrien
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