Le monde de la vape et des ses termes techniques

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Vous arrivez dans le monde de la cigarette électronique bien décidé à arrêter de fumer quand soudain c’est le drame ! Face aux 5678 termes techniques qui vous font face, vous oscillez entre crise d’epilépsie ou position latérale de sécurité. Pas de panique, nous sommes là pour vous ! Aujourd’hui donc dans la série « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » voici le dripper. 

Un dripper c’est quoi ?

Non il ne s’agit pas du dernier super héros d’un blockbuster Hollywoodien, mais d’un atomiseur reconstructible sans réservoir. Pour faire simple c’est l’ensemble que vous vissez sur votre la partie inférieur de votre cigarette électronique si cette dernière n’a pas de quoi stocker du e-liquide. En effet, qui dit dripper dit pas de réservoir. Verser, en anglais se disant “to drip” … Du coup… Dripper, voilà, vous pourrez dorénavant briller en société, merci, de rien.

La conséquence directe est évidemment une plus faible autonomie en e-liquide mais ne prenez pas peur, cet inconvénient est largement compensé par ses avantages bien réels à la vape. Concrètement, vous allez donc devoir imbiber directement le coton en y versant régulièrement quelques gouttes de e-liquide dessus.

Première chose, l’absence de réservoir n’empêche pas que sous certains cotons, la partie creuse profonde d’un centimètre permet de stocker un peu de liquide. Ainsi pour un dripper de 25 mm de diamètre, on peut finalement avoir 1,5 ml ou plus de liquide. Quand on sait que certains atomiseurs ont une capacité de 2ml, vous comprenez déjà que l’absence de réservoir n’est rapidement plus un problème. 

Mais alors donc, quel intérêt concret de devoir dripper régulièrement quand il existe des atomiseurs dont le réservoir permet facilement de s’en affranchir.

Déjà sans réservoir, on gagne en place. Certains drippers sont très petits, et on ne pourra pas faire plus compact. Même s’il existe des drippers plus volumineux que certains atomiseurs ces derniers seraient forcément plus grands avec un réservoir.

La compacité est cela dit relative, car le dripper oblige à avoir une bouteille de liquide sur soit. L’encombrement global personnel sera donc quasiment le même mais pas  celui de votre ensemble batterie-atomiseur, plus petit en main.

Changement d’e-liquide

Le gros avantage du dripper est qu’il permet de changer facilement de e-liquide et donc d’arôme. Lorsque le coton est presque sec, on peut changer de liquide le plus en l’imbibant avec un autre.

Attention d’utiliser pour cet atomiseur des e-liquides aux goûts proches afin de ne pas trop dénaturer le goût de votre arôme. Passer d’un e-liquide mentholée à un gourmand n’est pas conseillé, et il faudra renouveler le coton et laver le dripper.

Une manipulation qui est tout de même moins compliquée et longue que le nettoyage d’un atomiseur. Dans le cas de deux saveurs très différentes, il est préférable donc d’avoir deux drippers, un pour les e-liquides gourmands et un pour les fruités.

Rendu des saveurs

L’autre gros avantage d’un dripper est son rendu des saveurs. Ceci s’explique par l’absence de cheminée remontant le long du réservoir. Seuls les meilleurs drippers vous permettront d’apprécier toutes les nuances des e- liquides.

Production de vapeur

Contrairement au délicat équilibre des saveurs, la production de vapeur requiert plus simplement une grosse puissance et de gros montages, avec un bon flux d’air et une arrivée de liquide massive. Les drippers dominent clairement les atomiseurs sur ce terrain, mais la différence n’est pas énorme, puisque des atomiseurs supportent  200 W facilement.

Le bottom feeder

Ce système ingénieux permet de charger plus de liquide que dans le dripper lui même. On met le liquide dans une bouteille stockée dans la box, et on presse (on squonk) sur la bouteille de liquide via un bouton.

Le liquide remonte le tuyau qui traverse le bouchon, passe par un trou à travers la connexion de la box puis celle du dripper pour arriver dans la cuve. Niveau matériel cela demandera une box bottom feeder, une bouteille, et un dripper compatible.

Une solution qui permet une autonomie de 8 à 11 ml. La majorité des drippers sortent aujourd’hui en bottom feeder.

Vaper autrement

Le côté compact est quasiment le seul point fort des drippers par rapport aux atomiseurs RDTA, (drippers avec un réservoir en dessous). L’atomisation sera identique à celle du dripper, et la vape sera aussi similaire.

Cependant le dripper reste une autre manière de vaper, plus poussée.

Car recharger en liquide régulièrement induit une vape plus impliquée. Soins et optimisations des montages, entretien, bref on y fait attention.

Les drippers sont bel et bien une autre manière de vaper.

L’histoire du dripper

2013 : Les premiers atomiseurs sans réservoir apparaissent. L’Origen V3 fut le premier d’entre eux et est encore une référence.

2014 : Sortie du Magma RDA, qui devient la référence au niveau du rendu des saveurs grâce aux trous d’airflow situés sous les résistances. Inventeur: Paradigm Modz

2015 : les américains de Insignia Design Group présentent le Velocity RDA. Un système repris dans beaucoup d’atomiseurs dédiés aux gros nuages. Il comporte un plateau avec 2 postes et 4 trous d’airs.

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