Bilan de l’intervention française au Mali

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Le président François Hollande a décidé le 11 janvier 2013 d’engager les forces armées françaises sur le sol malien.

Cette décision est prise en accord avec le président du Mali Dioncounda Traoré sous couvert de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012.
L’opération Serval a pour but de rétablir l’intégrité territoriale du Mali en repoussant les rebelles djihadistes touaregs.

carte-mali

Cinq semaines plus tard, la France a progressivement déployé 4000 hommes sur le terrain aux côtés des 4300 combattants des forces africaines et 3000 soldats maliens.
Le dispositif aérien opérationnel est composé de 18 chasseurs bombardiers et 2 drones, avec une dizaine d’appareils ravitailleurs et de transport. Les frappes aériennes sont guidées par les forces spéciales au sol présentes dès le premier jour du conflit.

Hors quelques blessés légers, l’armée française au mali n’aura perdu qu’un homme dès les premières heures de combat, le pilote d’un Gazelle du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales.
Les troupes maliennes, tchadiennes et nigériennes déplorent une trentaine de victimes.

Pour ce qui est de l’ennemi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé sans plus de précision « beaucoup de dégâts humains dans les groupes terroristes et djihadistes, des morts, plusieurs centaines, et ensuite beaucoup de dégâts matériels ». On peut estimer autour de 700 hommes les pertes de l’adversaire.

Intervention-au-Mali

Les efforts conjoints des armées de libération ont permis une offensive éclair entre le 11 et le 31 janvier vers le nord. Le 21, ce sont les villes de Diabaly et Douentza qui sont reprises par l’armée malienne, puis le 25 Hombori, le 27 la ville de Gao. La prise de Tombouctou sous l’impulsion française a lieu le 27, le lendemain les armées tchadiennes et nigériennes prennent le contrôle des villes d’Andéramboukane et Ménaka. Ansongo tombe le 29 et Kidal le 30 janvier.
Tout en sécurisant les zones libérées, les alliés poursuivent leur avancée en février et reprennent Aguel’hoc et Tessalit les 7 et 8 février, amenant les troupes en lisière de la frontière algérienne.

L’intervention au Mali a un coût estimé au 11 février à 70 millions d’euros. Le cap des 100 millions aura été dépassé à fin février, faisant souhaiter un retrait des troupes aussi rapide que possible.
Une fois les forces africaines et maliennes bien établies dans les territoires libérés, l’armée française pourra se retirer.

La population compte malgré tout sur l’armée française pour interdire les exactions que pourraient commettre des soldats maliens peu disciplinés et revanchards.

7 jours au Mali par BFMTv

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