“ Échouer tôt, pour réussir plus vite “ : le Design Thinking selon Tim Brown (IDEO)

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Traditionnellement, la gestion de projet se base sur les possibilités technologiques et laisse le moins de place possible au risque. Pour simplifier, le but est de trouver des solutions à des problèmes techniques. Au contraire, le Design Thinking met en avant les usages de l’utilisateur ou du consommateur, le tâtonnement et l’expérience par l’erreur. Il ne s’agit pas seulement d’identifier des problèmes existants, mais aussi de répondre à des besoins qui ne sont pas forcément exprimés par les utilisateurs ou clients. La “pensée design” aide ainsi à s’adresser à des secteurs de marché qui n’avaient pas encore été identifiés.

Sur les traces du Design Thinking

Il faut remonter aux débuts des années 60 pour retrouver les nouvelles traces de la pensée design. A cette époque, on parlait plutôt de « cercles de qualité » pour définir une nouvelle approche destinée à réunir toutes les compétences de l’entreprise pour identifier une solution à un problème de consommateur.

Depuis cette date, plusieurs penseurs –majoritairement Américains- se sont intéressés au Design Thinking et ont cherché à l’améliorer jusqu’à ce qu’il devienne une méthode d’organisation de travail complétement révolutionnaire. Aux Etats-Unis, dès les années 90, plusieurs entrepreneurs dont Steve Jobs ont utilisé ce processus d’innovation et plusieurs success stories y doivent leur réussite. En France, son introduction s’est faite petit à petit à partir de 2007 jusqu’à ce jour où des centres de formations UX et des agences UXtels que Usabilis ont fait de la formation au Design Thinkingune spécialité.

Les principes de la pensée Design

Le créateur d’Apple, Steve Jobs, a toujours répété une phrase qui deviendra par la suite une légende du Design Thinking. Il disait : « Ce n’est pas le travail des consommateurs de savoir de quoi ils ont envie. Le client est incapable de savoir qu’il veut quelque chose qui n’existe pas encore ». L’objectif principal de cette méthode est donc d’innover un produit ou un service qui n’existait pas, voire que personne n’a déclaré avoir besoin de lui comme les ordinateurs à l’époque.

Pour ce faire, l’entreprise doit se montrer créative, rapide et à l’écoute de son environnement. Le Design Thinking se présente ainsi comme une approche d’innovation centrée sur l’humain qui vise la création d’un nouveau produit ou service en alternant entre l’analyse, l’imagination, la création et le test du prototype dans une approche collaborative et à l’écoute du monde extérieur. La pensée Design a donc pour principes :

  • L’orientation humaine : Qu’il soit client, utilisateur ou un collaborateur, l’humain est le principal centre de préoccupation de cette méthodologie d’innovation.
  • La démarche collective : Avec la méthode classique, les ateliers d’innovation ne comprenaient que les compétences techniques de l’entreprise. Avec le DT, tout le monde y est concerné et peut contribuer à la recherche de solutions.
  • Le rapport qualité/rapidité : En se focalisant directement sur une solution en particulier, on passe rapidement à la phase de prototypage et de test du produit auprès du consommateur. Cette confrontation avec le marché permet d’atteindre la meilleure version du produit ou service le plus rapidement possible. Ce gain de temps agit directement sur la baisse du coût financier de la recherche et développement.

L’échec est le chemin de la réussite

Tim Brown, CEO d’IDEO et l’un des grands penseurs du Design Thinking, évoque souvent le principe du tâtonnement par l’expérience comme meilleure source d’apprentissage et d’innovation. Dans cette vidéo, il explique même l’importance de ce fondement dans le déroulement et la maitrise de la pensée Design.

En effet, le DT est une méthodologie de travail qui se base sur la conception et développement de nouvelles idées en vue de résoudre les problèmes des utilisateurs. La démarche collective du travail permet d’identifier plusieurs idées, avant de choisir la meilleure et commencer l’expérience vis-à-vis du marché grâce à la confrontation du produit avec ce que vit l’utilisateur. On crée un prototype pour passer à la phase de test où surgit le fameux slogan de Tim Brown « Il faut échouer tôt pour réussir plus vite ».

Durant le test produit, on passe de la logique de la simple innovation à la prise en considération des faiblesses exprimées par l’utilisateur afin de porter les améliorations nécessaires pour aboutir au produit final. L’apprentissage par l’erreur est l’essence même de l’approche du Design Thinking : l’innovation réunit une équipe de designers, créatifs, marketeurs et techniciens qui passent par des étapes (empathie, analyse de la problématique, idéation, prototypage et test) pour concevoir un MVP (Minimum Viable Product) qu’ils mettent sur le marché puis ils continuent à interroger les consommateurs et tester jusqu’à ce qu’ils aboutissent à une réponse pertinente.

L’objectif d’une formation à la pensée Design ?

Si le Design Thinking propose une méthode novatrice pour entreprendre l’innovation et la création de nouveaux produits et services, il permet aussi de gagner en esprit d’équipe et productivité collective. Plusieurs entreprises françaises poussent désormais leurs collaborateurs à se former au Design Thinking pour maîtriser l’art du tâtonnement par l’erreur et l’assimiler comme un nouvel outil de travail, un reflex que tout salarié de l’entreprise doit développer dans chacune de ses actions.

Il est aussi important de bien choisir le lieu de sa formation : le centre Usabilis, spécialiste en conseil UX et ergonomie digitale, propose ainsi une session de deux jours qui vise à appréhender les étapes du DT, pouvoir les maitriser en vue d’une application solitaire ou en groupe au profit de n’importe quel projet digital.

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